Le CaPRa a créé une structure professionnalisée pour venir en aide aux populations exposées. Il regroupe l’expertise et le savoir-faire d’acteurs de terrain, de médecins pneumologues sensibilisés aux problèmes de l’amiante, d’avocats spécialisés dans le domaine des pathologies liées aux risques professionnels.

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Collectif d´Accompagnement et de Prévention des Risques Amiante

  Hôpital de la Fraternité
Pavillon d´accueil
1er étage
20 avenue Julien LAGACHE
59100 ROUBAIX

Permanence le jeudi
de 16 H 30 à 20 H 00
ou sur rendez-vous


Tél. : 03 20 80 99 36
capra-amiante@orange.fr

Président d´honneur :
Dr Hubert BARBIEUX

Présidente du Conseil d´administration :
Ghislaine PLE

Historique de l´amiante

Le terme amiante (du grec amiantos qui signifie incorruptible), désigne une variété de silicates hydratés, de morphologie fibreuse.

Le mot amiante fut employé pour la première fois par Pline l’Ancien au 1er siècle après J.C. mais ses propriétés furent comprises et exploitées bien avant. Déjà les Egyptiens travaillaient les fibres d’amiante pour confectionner les sanctuaires dans lesquels ils déposaient leurs pharaons. Le XXème siècle représente la majeure partie de l’historique de l’amiante.

Usage de l´amiante de l´Antiquité au XXe siècle Pratiquée depuis l´Antiquité, l´extraction d´amiante a commencé à se développer après 1860 , avec la découverte de grands gisements et sous l´impulsion de l´industrie textile. L´exploitation industrielle et commerciale n´a ensuite cessé d´augmenter, et ce jusqu´en 1975 (5 millions de tonnes extraites). En France, l´importation d´amiante a fortement baissé à partir de 1975. En 1997, elle était interdite.

CONNAISSANCE ET PREVENTION DU RISQUE « AMIANTE »

LES DIFFERENTES FIBRES D’AMIANTE
Les serpentines : la chrysotile : est blanche et très friable. C’est la plus connue et la plus courante.
Les amphiboles : sont des silicates fibreux avec du sodium. Il y a la crocidolite et l’amosite.

Ces substances ont des propriétés exceptionnelles :
Les fibres d’amiante présentent des caractères physico-chimiques exceptionnels. Cette particularité, associée à un faible coût financier, explique la large diffusion de l’amiante au milieu du XXème siècle.

  • Résistance à la chaleur et au feu : les fibres résistent à de hautes températures et d’incombustibilité jusqu’à 1000° C ;
  • Résistance mécanique élevée à la traction et à la friction : cette propriété varie selon les espèces ;
  • Résistance chimique : résistance aux micro-organismes et aux agressions chimiques. Toutes les fibres résistent aux bases fortes, ce qui permet leur emploi en association avec le ciment ;
  • Faible conductivité ;
  • Imputrescibilité : ne se détériore pas par la pourriture ;
  • Flexibilité et élasticité ;
  • Peut être filé et tissé, ainsi que résister à l’usure. C’est pourquoi les fibres de chrysotile, plus soyeuses donc plus aptes au tissage ont été préférées dans l’industrie textile.

D’où des applications multiples : (non exhaustives)

  • Utilisations industrielles
  • Les utilisations de l’amiante, dont les propriétés en font un bon isolant thermique, phonique et électrique ont été multiples et massives dans les années 1960 et 1970. Ces fibres entraient dans la composition de plus de 3000 produits.
  • L’amiante-ciment : est obtenu en mélangeant 90 % de ciment et 10 % d’amiante à de l’eau. Ce matériau, breveté dès 1901, a surtout été utilisé à partir des années 1960, en France. En 1991, les huit usines françaises ont produit 540 000 tonnes d’amiante-ciment. L’amiante-ciment a été le matériau à base d’amiante le plus utilisé. De nombreux produits en contenant ont été commercialisés, notamment :
    • des plaques planes ou ondulées,
    • des tuiles et d’autres panneaux de toiture ;
    • des appuis de fenêtres, des plaques de façade ;
    • des plaques et panneaux de cloisons intérieures et de faux plafonds ;
    • des conduits de cheminées, des gaines de ventilation, des descentes pluviales ;
    • des tuyaux et des canalisations d’adduction et d’évacuation d’eau ;
    • des clapets coupe-feu et des panneaux ignifuges ;
    • des bas de culture et d’éléments de jardin…
  • L’amiante en vrac : La bourre d’amiante était utilisée pour le calorifugeage de fours, de chaudières, de tuyaux, de gaines électriques, de chauffe-eau, de portes et cloisons coupe-feu, de matériels frigorifiques, de navires, de véhicules automobiles ou ferroviaires, d’équipements industriels ou de laboratoire divers. Les flocages d’amiante recouvraient les structures métalliques et étaient appliqués en sous-face de dalles en béton, afin de protéger les bâtiments contre l’incendie et contre le bruit.
  • L’amiante en feuilles ou en plaques : Les emplois des papiers et cartons d’amiante étaient variés : isolation thermique des cheminées, fours appareils de chauffage à gaz ou convecteurs électriques, appareils de laboratoire et appareils électroménagers chauffants tels que les fers à repasser ou les cuisinières, réalisation de joints, protection thermique des surfaces lors de la réalisation de soudures (plomberie, métallurgie; etc...). Les plaques d’amiante constituaient les faux plafonds, les parements ignifuges, les portes ou clapets coupe-feu…
  • L’amiante tressé ou tissé : Cette forme était utilisée essentiellement pour assurer l’étanchéité thermique, sous forme de corde ou tresse d’amiante (pour les portes de fours ou de chaudière par exemple) et de joints ou de bourrelets (pour les canalisations de chauffage ou les échappements de moteurs...). L’amiante était aussi utilisé dans le secteur textile, le plus souvent à usage professionnel (chaudronniers, pompiers...) sous forme de gants, vêtements de protection, couvertures de protection anti-feu …
  • L’amiante incorporé dans des liants : L’amiante était mélangé à de nombreux matériaux pour en améliorer les performances technologiques, par exemple, associé à :
    • du bitume : pour la fabrication des revêtements routiers ou de feuilles d’étanchéité de toiture
    • du vinyle (vinyle-amiante) : pour la fabrication de dalles de revêtements de sol
    • du caoutchouc, des métaux ou de matières plastiques : pour la fabrication de joints de plomberie, de chauffage, de moteur...
    • des résines : pour la fabrication de pièces d’isolement électrique
    • des enduits de ragréages ou de lissage des sols et cloisons intérieures, des mortiers-colles à carrelage, des colles-enduits, du plâtre, du mastic...
    • des peintures
    • des garnitures de friction (freins et embrayages de véhicules automobiles)

CHRONOLOGIE DE LA DECOUVERTE DES DANGERS DE L’AMIANTE :

1899 : Première observation d’un décès lié à l’amiante par le Docteur MURRAY à LONDRES, à peine 20 ans après le début de l’exploitation des mines d’amiante.
1906 : Rapport de Denis AURIBAULT, inspecteur du travail à CAEN, sur la surmortalité des ouvriers d’une usine de textile utilisant l’amiante à CONDE SUR NOIREAU, dans le Calvados.
1906-1907 : Premières descriptions de cas de fibrose pulmonaire chez des sujets exposés à l’amiante.
1908 : Introduction du terme « mésothéliome » créé par MILLER – WYNNS.
1918 : Des compagnies d’assurances américaines refusent d’assurer les travailleurs de l’amiante.
1927 : Le filon d’amiante de CANARI (Corse) est mis en exploitation
1927 : Le terme « asbestose » est inventé par COOKE.
1930 : Rapport de MEREWETHER (Grande Bretagne) sur la recrudescence anormale des cas d’asbestose chez les ouvriers du textile.
1935 : Rapport de LYNCH suggérant un lien entre l’exposition à l’amiante et le cancer du poumon.
1934 à 1954 : Plus de 26 rapports sont publiés faisant état de 90 cas de cancer du poumon chez des travailleurs de l’amiante.
1955 : Etude de l’épidémiologiste DOLL prouvant le lien entre amiante et cancer du poumon.

  • chez les mineurs de chrysotile au Québec (BRAUN)
  • dans le secteur de l’amiante textile en Pennsylvanie (MANCUSO)
  • dans le secteur de l’amiante ciment au Pays de Galles (ELWOOD)

1960 : L’Académie des sciences de New York conclut à la responsabilité de l’exposition professionnelle à l’amiante dans la survenue de cancer du poumon dans les mines, les chantiers navals, les calorifugeurs et l’amiante textile.
1960 : Etude du Docteur WAGNER sur les mineurs de crocidolite en Afrique du Sud, mettant en évidence les premiers éléments relatifs à l’existence de mésothéliome, associé à l’exposition professionnelle à l’amiante. Puis, des observations identiques ont été faites en Grande-Bretagne, au Canada et aux Etats-Unis.
1964 : Conférence internationale à New-York sur les risques liés à l’amiante.
1965 : Premier cas français de mésothéliome pleural diagnostiqué par le Pr Jean TURIAF. Est décrit dans le Bulletin de l’Académie de Médecine. Fin de l’exploitation du gisement d’amiante de Canari en Corse.
1967 : ENTERLINE établit la relation quantitative entre le degré d’exposition à l’amiante et l’accroisse­ment du risque du cancer du poumon.
1971 : Des syndicalistes déclenchent un conflit social en dénonçant les conditions de travail chez Ferodo (Condé sur Noireau) et réclament des mesures de protection contre les dangers de l’amiante. Réunion à Londres des industriels de l’amiante anglo-saxons et européens afin de bâtir une stratégie qui leur permette de continuer à utiliser l’amiante.
1973 : Début des procès contre l’industrie aux Etats-Unis.
1973 : Le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) classe les amphiboles parmi les substances cancérogènes. L’utilisation d’amiante en France atteint son maximum avec 170.000 tonnes pour la seule année 1973. 20 personnes dont 16 enfants périssent dans l’incendie du collège Pailleron à Paris.
1975 : Scandale de l’amiante à la Faculté de Jussieu (en France).
1977 : Toutes les variétés d’amiante sont classées cancérogènes par le CIRC. Le cancer broncho-pulmonaire (s’il est associé à une asbestose) et le mésothéliome sont pris en charge au titre du tableau n° 30 (décret n° 76-34 du 5 janvier). Le professeur Jean BIGNON adresse le 5 avril une lettre au premier ministre, Raymond BARRE, pour l’alerter des dangers de l’amiante.
1982 : Conférence de Montréal : les valeurs limites d’exposition ne protègent pas du risque cancer. Fondation en France du Comité Permanent Amiante (CPA) regroupant des représentants des industriels de l’amiante, une société de relations publiques : Communications Economiques et Sociales (CES), l’Institut de la Consommation, le Ministère du Travail, le Ministère de la Santé, le Ministère de l’Environnement, les organisations syndicales (sauf F.O) et l’INSERM. Interdiction de la crocidolite en Suède.
1985 : Le cancer broncho-pulmonaire primitif, même s’il n’est pas associé à une asbestose, ainsi que les plaques pleurales, sont pris en charge au titre du tableau 30 (décret n° 85-630 du 19 juin).
1995 : Publication d’une étude épidémiologiste qui révèle qu’en Grande Bretagne, le nombre de mésothéliomes est très élevé (3000 morts par an au Royaume Uni et probablement autant en France) mais aussi qu’il est très répandu au-delà des seuls ouvriers des usines de transformation. Il touche des dizaines d’autres professions, notamment les ouvriers du bâtiment. Disparition du CPA L’amiante se place au troisième rang des maladies professionnelles, après les affections ostéo-articulaires et les affections liées au bruit et dans les premières places parmi les différentes causes de décès imputables aux maladies professionnelles.
1996 : Rapport de l’INSERM : « effets sur la santé de principaux types d’exposition de l’amiante » ayant conduit à l’interdiction de la fabrication, de l’importation et de la mise en vente de produits contenant de l’amiante en France à partir du 1er janvier 1997.
1993 Juillet : Interdiction de la fabrication, l’importation et la mise en vente de produits contenant de l’amiante, à partir du 1er janvier 1997.
1997 : La France devient le huitième pays des 15 de l’Union Européenne à bannir totalement l’amiante.
1998 : L’OMS confirme que le risque de mésothéliome est associé au chrysotile. Loi de financement de la Sécurité Sociale pour 1999 n° 98-1194 du 23 décembre créant le Fonds de Cessation Anticipée d’Activité des Travailleurs de l’Amiante (FCAATA).
1999 : L’Europe interdit l’amiante.
2001 : Création par la loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2001 du 23 décembre du Fonds d’Indemnisation des Victimes de l’Amiante (FIVA).

 

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